26.02.2009

Repos du Carême

Durant le Carême (jusqu'à Pâques début avril) je vais jeuner de ce blog. Les posts n'auront lieu qu'une fois par semaine le vendredi.

Cela signifie pour moi me désencombrer de mes pulsions de Geek (passionné compulsif d'Internet) et de me concentrer sur plus de simplicité de vie.
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Vous pouvez toujours aller sur ma chaîne http://www.youtube.com/hiramoine où je mettrais en ligne une vidéo sur la Règle de St Benoît (règle de vie monastique chrétien du VIe s également suivie par des laïcs dans son esprit d'humanité, de bonheur, de méditation et de travail).

Bon et saint Carême, pour vous tous et toutes toujours plus nombreux et ceux qui sont dans votre coeur, et même vos ennemis :)

Hiramoine

25.02.2009

Hiramoine : liste de 11 questions sur Dieu

gadlu.jpgvoici la liste de 10 questions sur la croyance en Dieu, de Jésus Christ, de ce qu'est pour vous la fraternité, la prière et la méditation, les personnes avec qui vous cheminez...etc

Vous trouverez le témoignage de personnes qui y répondent. De nouveaux intervenants arriveront par la suite (laïcs, moines...).

Pour commencer, après avoir téléchargé le fichier de 10 questions ci dessous, allez sur www.youtube.com/hiramoine rubrique "mes vidéos et fichier "à lire en premier : bienvenue" pour aller de manière interactive sur les différentes partie de la chaîne Youtube.

fichier à télécharger : 10 questions sur la croyance en Dieu

24.02.2009

Maurice BELLET : l'en bàs

« Tout n’est il pas beauté ? N’est elle pas belle la beauté du monde ?

J’ai dis cela autrefois : quand on sort de l’enfer, le plus humble des petits oiseaux, un brin d’herbe, que dis je, une pierre, un caillou engendré par des millions d’années de la Terre, c‘est merveille,c ‘est beau à en pleurer, c’est la création jaillissante, jubilante de la ténèbre du néant.
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O voir ! Voir et entendre Et goûter et tâter et toute la joie des sens !...

Vie, je t’adore. »


Maurice BELLET « la traversée de l’en-bas », Ed Bayard 2005, p34

23.02.2009

Texte juif : de chute en chute, plus prêt de Dieu

Un vieux rabbin racontait à ses enfants :

"chacun de nous est relié à Dieu par un fil. Et lorsqu'il commet une faute, le fil est cassé.

Mais lorsqu'on regrette sa faute, Dieu fait un noeud au fil.
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Du coup, le fil est plus court qu'avant. Et le pêcheur est un peu plus près de Dieu !

Ainsi de chute en chute, de faute en repentir, nous nous rapprochons peu à peu du Seigneur.

Finalement, chacun de nos pêchés est ainsi l'occasion de raccourcir d'un cran la corde à noeuds et d'arriver plus près du coeur de Dieu.

Tout est grâce."


Texte juif de "paraboles pour aujourd'hui" Jean Vernette, Droguet et Ardant, cité par le magazine "Prier" de mars 2009 http://www.prier.presse.fr

20.02.2009

Maurice Zundel : le mystère de nos âmes

Vous verrez combien une foule se transfigure quand vous projetterez sur chacun des individus qui la composent, le mystère de votre âme, et que vous estimerez ces besoins à la mesure des vôtres, en lui reconnaissant un droit égal d'y satisfaire.
Chacun porte en soi, comme vous mêmes quelque chose d'unique, avec la même soif de connaître, de vivre et d'aimer.
Chacun à sa manière est une fin :
"Agis, dit Kant, de manière à toujours traiter l'humanité, soit dans ta personne, soit dans celle d'autrui, comme une fin et jamais comme un moyen".

Maurice Zundel théologie chrétien : "l'Evangile intérieur" 1936 p.18

frère Roger à Taizé

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Court clip (sur ma chaîne de vidéos Youtube.com/hiramoine) à Taizé avec une citation de son fondateur, frère Roger

19.02.2009

les apophtegmes des Pères du désert

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vidéo de ma chaîne Youtube ("Hiramoine") sur les sentences de sagesse chrétienne des Pères du Désert au Ve siècle

14.02.2009

paroles sur la Prière

"Saint Paul, dans sa Lettre aux Romains (ch. 8) dit que nous ne savons pas prier mais que l’Esprit Saint prie en nous par des gémissements ineffables. Je crois que c’est l’enseignement le plus profond que nous ayons sur la prière dans le Nouveau Testament. Cette prière est la seule qui existe dans l’économie nouvelle du salut. Tout le reste de ce que nous appelons prière – que ce soit des mots, des chants, des gestes corporels ou simplement des silences – ne sont qu’autant de moyens humains que nous prenons pour faire jaillir au niveau de la conscience cette prière de l’Esprit en nous, pour la faire nôtre, l’assumer et l’exprimer.
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Pour prier, nous n’avons pas à nous mettre en présence de Dieu, car Dieu nous est toujours présent. Et il l’est toujours parfaitement, car Dieu est pleinement tout ce qu’il est. Il ne peut pas être plus ou moins présent à nous. Il est toujours là, au plus intime de notre être. C’est nous qui sommes souvent absents. Prier c’est être présent à cette Présence.
"

Extrait d'un article de dom Armand Veilleux, père abbé de l'abbaye cistercienne-trappiste de Scourmont (Belgique)


13.02.2009

Lecture de la Bible et ouverture du coeur

De nos jours on a souvent fait de la lectio divina une observance entre d’autres, même si on la considère comme l’une des plus importantes. Or, dès que l’on fait de la lectio une « observance », on la vide de son sens le plus profond. Pour les Anciens, la lectio n’était pas une observance mais une attitude – une attitude qui doit caractériser toute notre approche de la réalité. Cette attitude consiste à se laisser constamment interpeller personnellement par la Parole de Dieu et à se laisser transformer et convertir par elle.

Or, Dieu nous parle de mille et une façon. Il nous parle à travers sa Parole inspirée dans les Écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament. Il nous parle à travers la Tradition de l’Église. Il nous parle à travers tous les événements de l’histoire et en particulier ceux que nous avons personnellement à vivre. Il nous parle à travers les personnes avec qui nous vivons, et il nous parle constamment au fond de nos coeurs.

C’est à l’égard de toutes ces formes d’expression de la Parole de Dieu que je dois avoir une attitude d’ouverture gratuite et de réceptivité. Si je ne l’ai pas en étudiant ou en écoutant mon frère, je ne l’aurai pas non plus en lisant l’Écriture dans le silence de ma cellule. On se leurre totalement si l’on pense être un homme ou une femme de prière parce que l’on fait soigneusement son heure d’oraison et son heure de lectio tous les jours, si l’on ne s’efforce pas de maintenir la même ouverture du coeur dans toutes nos autres occupations.

Extrait d'un article sur la prière de Dom Armand VEILLEUX père abbé du monastère cistercien-trappiste de Scourmont (belgique)

11.02.2009

Apophtegme des Pères du désert

Un prêtre de Scété avait le don du discernement des esprits. Un jour, en allant célébrer la liturgie du dimanche, il vit une foule de démons autour de la cellule d’un des frères. Ils avaient pris la forme de femmes qui dansaient d’une façon séduisante. Le vieillard gémit et dit : « Ce frère mène une vie négligente; c’est pourquoi il est accablé par les tentations. » Après la liturgie, il alla trouver le frère dans sa cellule et lui dit : « Frère, je suis troublé. Prie pour moi afin que je sois délivré de mes tentations. » Le frère, déconcerté, se mit à genoux en disant qu’il n’était pas digne de prier pour le vieillard. Mais le vieillard insista et lui dit qu’il ne quitterait pas la cellule avant que le jeune moine ne lui ait promis de se lever la nuit et de dire une prière pour lui. Finalement le frère accepta en disant qu’il prierait comme il l’avait promis. Alors durant la nuit, le frère se leva et pria pour le vieillard. Quand il eut terminé sa prière, il se dit : « Tu es un idiot! Tu pries pour ce vieillard et tu ne pries pas pour toi-même! » Rempli de componction, il se mit à prier pour lui-même. Et il continua à prier ainsi chaque nuit pour l’ancien et pour lui-même.
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Le dimanche suivant, le vieillard vint célébrer la liturgie et vit encore une fois les démons déguisés en femmes mais, cette fois-ci, ils étaient moins agressifs et il s’en réjouit. Après la liturgie il alla trouver le frère et lui demanda d’ajouter une autre prière à celle qu’il disait déjà parce qu’il était encore troublé. Le frère accepta et la nuit suivante il ajouta une deuxième prière pour le vieillard. Le troisième dimanche, le vieillard revint et vit que l’activité des démons avait beaucoup diminué. Il s’en réjouit et demanda au frère d’ajouter encore une autre prière. Le frère accepta et cette semaine-là, le frère récita trois prières pour le vieillard et trois pour lui-même chaque nuit. Quand le vieillard arriva le dimanche suivant, les démons l’injurièrent, car ils s’étaient rendus compte que le frère était sauvé, et ils disparurent. Le vieillard entra chez le frère en se réjouissant et lui dit que tout allait bien. Il lui donna alors l’ordre de continuer à prier et à veiller sans cesse.


Cité par le père abbé général de l'ocso (cistercien trappiste) sur leur site internet

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