30.04.2009

Luc Ferry : la philo pratique !

Luc Ferry : "Pour les grecs...la philosophie n'était pas seulement un art du discours mais un art de vivre et dans les écoles grecs on pratiquait des exercices de sagesse.
Par exemple, Zénon, fondateur de l'école stoïcienne demandaient aux disciples de tirer au bout d'une ficelle un poisson mort sur la place du marché à Athènes.
ferry2.jpgLe but de l'expérience était que les petits élèves, dont on se moquait, apprennent à être indifférents au "qu'en diras t-on" .
Il fallait que les disciples se détournent du bruit insipide des "bourgeois", des conventions artificielles ...pour diriger le regard, dans une conversion, vers ce qui compte : l'ordre du monde".


Luc Ferry et Lucien Jerphagnon, cf colonne de gauche, p69

29.04.2009

Luc Ferry et Mgr Barbarin : plus d'espérance

Mgr Barbarin à Luc Ferry :
"Le moteur de la charité c'est l'espérance."
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Dans un de vos livres vous citez André Comte Sponville :
"Messieurs les chrétiens, un peu moins d'espérance et un peu plus d"amour."
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Cette expression m'a fait sourire. Pour ma part, je dirais :
"Beaucoup plus d'espérance, pour avoir enfin un peu d'amour."



Luc Ferry et Monseigneur Barbarin, "quel devenir pour le christianisme", cf colonne de gauche, p100

25.04.2009

Platon : l'âme, le corps et la réincarnation

Platon et les 2 modèles:
Celui de l'âme attaché au corps qu'elle anime de l'intérieur s'impose partout où le philosophe parle du vivant, défini comme l'association d'une âme et d'un corps.
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Quant à celui de l'âme immortelle comme hôte temporaire d'un corps mortel, il apparaît notamment lorsque Platon évoque la réincarnation., c'est à dire le passage d'une âme d'un corps à l'autre.


Le Monde des religions, 20 clés pour comprendre les sagesses grecques, hors série n°9, avril 2009, p12

24.04.2009

simone Weil : unité

platon2.jpg"Que 2 choses soient bien assemblées sans une troisième, c'est impossible car il faut qu'elles aient quelque lien qui les réunisse.
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Le plus beau des liens est celui qui met le plus d'unité entre lui même et les choses liées, et l'essence de l'analogie est d'accomplir cela parfaitement bien."


Simone Weil, expliquant Platon 'le Timée", dans Oeuvres complètes, cahiers, vol Vi, t4,p71

22.04.2009

St Denys l'Aréopagite : lumineuse ténèbre

"Dans cette très lumineuse Ténèbre,
puissions-nous entrer nous-mêmes,
et, par la non-vue et l'inconnaissance,
puissions-nous voir et connaître
ce qui est au-delà de toute vision et connaissance,
par le fait même de ne rien voir ni rien connaître.
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Car c'est là véritablement voir et connaître
et célébrer suressentiellement le Suressentiel
lorsque l'on fait abstraction de tout ce qui existe."


PSEUDO-DENYS L'ARÉOPAGITE , "La théologie mystique", Association Migne, Trad. M. Cassingena, Prier Dans la Foi 42, p. 19-43 (1991)

21.04.2009

Luc Ferry et Mgr Barbarin : quel avenir pour le chritianisme

Luc Ferry : [Tragique de la condition de l'homme moderne] : c'est par un même mouvement que nous nous éloignons des religions et que nous entrons dans logique de l'amour.

... Si l'on suit l'histoire de la naissance du mariage d'amour,elle est liée à l'émancipation des individus par rapport à des communautés d'origine...qui étaient soudées par la religion.
ferry barbarin.jpg... Nous sommes tout à la fois moins protégés [la religion protégeant des risques à l'amour et la mort] et plus exposés que jamais [effets de cette contradiction].
[la recherche de la morale en cas de confrontation à la mort fait place à celle de spiritualité].


Luc Ferry et Mgr Barbarin (cardinal de Lyon) "quel devenir pour le christianisme"

19.04.2009

Luc Ferry : les grecs et le christianisme

"La mythologie grecque dessine une sagesse laïque, une sagesse non religieuse, une spiritualité qui reste à destination des mortels qui ne doivent pas attendre leur salut des dieux.
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Il y aurait beaucoup à ajouter à ce message [le monde est un cosmos et l'homme doit accepter la mort pour occuper la place qui lui revient] : il faudrait expliquer pourquoi la vie en harmonie avec l'ordre cosmique permet de surmonter la peur de la mort, comment elle permet aussi de vivre au présent, de pratiquer ce que Nietzsche appellera "l'amor fati"."

Luc Ferry et Lucien Jerphagnon "la tentation du christianisme" (cf colonne de gauche), p60

18.04.2009

la géométrie chez Platon

"Les savants, Calliclès, affirment que le ciel et la terre, les dieux et les hommes sont liés ensemble par l'amitié, le respect de l'autre, la modération et la justice, et pour cette raison ils appellent l'univers "l'ordre des choses", non le "désordre et le dérèglement".

Tu n'y fais pas attention, je crois, malgré toute ta science, et tu oublies que l'égalité géométrique est toute puissante parmis les dieux comme parmis les hommes.
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Si tu es d'avis qu'il faut l'emporter sur les autres, c'est que tu négliges la géométrie."


Platon, "Gorgias", 508a 1-8, Belles Lettres, 2002 in"le Point" hors série 2009, p31

17.04.2009

le symbole des premiers chrétiens : St Augustin

"Le temps est venu de vous remettre le symbole qui renferme en peu de mots tout ce que vous devez croire pour obtenir le salut éternel.

Le mot ‘symbole’ est pris ici par analogie dans un sens figuré. En effet, les négociants font entre eux un symbole, un pacte de confiance mutuelle pour affermir leur société par ce contrat d'alliance. Or votre société a pour objet un culte tout spirituel, et vous ressemblez à des marchands qui cherchent une perle de grand prix.
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Cette perle, c'est la charité qui sera répandue dans vos coeurs par l'Esprit-Saint qui vous sera donné. À cette charité, on parvient par la foi que contient ce symbole."



St Augustin (354 - 430) évêque d'Hippone (Algérie), Père et Docteur de l'Eglise

16.04.2009

Luc Ferry et Julien Jerphagnon : les romains antiques et le christianisme naissant

Lucien Jerphagnon : "Le Romain se voyait le client de ses dieux, comme on l'était socialement de quelques VIP dont on tirait plus d'un avantage au quotidien.
Nous retrouvons là le "pragmatisme invétéré des Romains soucieux toujours de sécuriser l'initiative humaine".
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Que demandent ils aux dieux ? "De les favoriser, mais avant tout de les rassurer".
De là cette obsession partout présente du sacrilège : le commettre, c'est s'exposer à des représailles célestes ou infernales...
Fût-ce en rêve... un exemple : malheur à qui aura rêvé qu'il s'était...soulagé dans le temple d'un dieu."


Luc Ferry et Lucien Jerphagnon, "la tentation du christianisme" (romains et grecs antiques face au christianisme naissant cf colonne de gauche), Ed Grasset 2009, p20

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