04.10.2009

Frédéric LENOIR : Les racines chrétiennes de l'Europe

"Ce qui fonde le lien social et la citoyennté européenne aujourd'hui , ce n'est pluis la foi chrétienne mais le droit et le droit laïc...

Une autre évidence : nous tous, Européens, quels que soient nos convictions religieuses : juifs, chrétiens, musulmans, boudhistes, athées ou agnostiques, nous sommes tous des héritiers de l'Europe chrétienne.

lenoir sagesse.jpgPourquoi certains ont ils du mal à admettre cette réalité historique ?

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Je crois que cela tient à une raison simple: le rejet épidermique de l'Eglise catholique et un déplacement de frontière : christianisme = institution qui opprime l'individu, s'oppose à la raison  et rejette les valeurs de la modernité."

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Frédéric LENOIR "le Christ philosophe", p224, Ed PLON, 2007

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gadlu.jpgNous sommes, en ces temps de retour aux sagesses et à l'athéisme, interpellés par Frédéric LENOIR : que nous apporte encore le christianisme, c'est à dire le message du Christ dans les Evangiles, aujourd'hui ? des valeurs de compassion et de "charité" au sens "d'amour"; l'égalité des femmes et des hommes; l'attention portée aux faibles et à ce qui est petit (enfants, pauvres, étrangers, animaux...)

Comme Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir, nous vivons, souvent, du message évangélique chrétien sans le savoir.

A quoi servirait alors d'explorer le monde de la sagesse chrétienne avec toute son histoire ? ces emprunts au philosophes grecs, à l'héritage juif, à la parole pétrie d'expérience des mystiques (parfois rejetés à leur époque par l'Eglise avant qu'elle les sanctifie) ?

Plonger dans ces racines chrétiennes c'est découvrir, SOI MEME - avec l'aide des autres chrétiens qui fondent les églises, comment vivre en paix avec les autres et avec soi en premier ? comment lutter contre ses passions (colère, avarice...) ? comment faire des choix dans sa vie de simplicité, d'authenticité, voir de pauvreté ?

L'Eglise au sens de corps du Christ c'est les prêtres, mais cela passe aussi par le rôle grandissant des laïcs. L'Eglise, c'est aussi nous.

 

Retrouvez nous sur http://Ora-et-Labora.TV, le site de vidéos courtes (4 à 10 mn) online, payantes ou gratuites, sur les racines chrétiennes, pour en vivre ici et maintenant.

 

Manuel

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01.10.2009

le jour du "dimanche" vient de notre histoire du christianisme

"Les différentes dénominations pour le dimanche ont conservé la sédimentation de diverses inflences [historiques chrétiennes].

Anglais et Allemands conservent le nom qui avait cours au temps de Justin, jour du soleil (Sunday, Sonntag)

Les Français, Italiens, Espagnols utilisent l'appellation chrétienne, qui s'emploie dès la fin du 1er siècle : dimanche (domingo, domenica), jour du Seigneur, tandis que l'Orient et la Russie, parlent du jour pascal ou Résurrection attesté dès le 3e s.

Le dimanche est le premier jour de la semaine : l'Eglise réformée de France chante encore : "en ce premier jour de la semaine, à quel autre que Toi irions nous !""

 

"la vie quotidienne des premiers chrétiens (95-117) ", p 207, A.G. HAMMAN, Ed Hachette 1971

 

14.09.2009

Didier DECOIN : les sentinelles de lumière 2

"Si Dieu a un Ciel, et si ce Ciel est notre héritage potentel, pourquoi Jésus ne nous a-t-il pas dit quelle apparence il aurait ?

Un tel mutisme devant la plus légitme des curiosités de la race humaine, cela ne relève-t-il pas de la taquinerie exaspérante et gratuite ? Voilà une attitude qui vous ferait douter de Dieu.

Et c'est d'ailleurs ce qui est arrivé : le monde doute.

Moins de l'existence d'un Dieu comme principe créateur et régulateur, que de l'existence d'un Dieu personnifiable"

Didier DECOIN, cf colonne de gauche, p67

12.09.2009

Didier DECOIN : les sentinelles de lumière

Didier-Decoin.jpg"Il y a 2 façons de ramasser des nids. On peut courir la prairie les yeux dans l'herbe en espérant qu'un vent de connivence nous jettera le nid au bout des pieds - ça arrive, ça s'appelle la Grâce.

Ou encore on peut grimper dans l'arbre sans attendre le vent, grimper à la force des bras, à la force de l'âme. En s'écorchant rudement, des fois.

Un monastère c'est peut être un grand arbre de pierre qu'escaladent des hommes et des femmes en quête des oeufs de la Béatitude et de l'oiseau Dieu qui les couve.

Le religieux serait donc déjà dans l'arbre, plus proche du nid que vous ou moi. Mais tout dénicheur sait que, de l'arbre, on peut tomber aussi de haut."

 

Didier DECOIN, "les sentinelles de Lumière", Ed DDB, 2009, p34

08.09.2009

Umberto ECCO : l'illumination

penduleentree.jpg"Je devrais être en paix. J'ai compris [...] Le salut [ne vient il] pas quand s'est réalisée la plénitude de la connaissance ?

J'ai compris. Je devrais être en paix. Qui disait que la paix vient de la contemplation de l'ordre, de l'ordre compris, savouré, réalisé sans résidus, joie, triomphe, cessation de l'effort ? Tout est clair, limpide, et l'oeuil se pose sur le tout et sur les parties, et il voit comment le parties concourrent au tout, il saisit le centre d'où coule la sève, le souffle, la racine des pourquoi ...

Mais pourquoi comprendre ne me donne pas la paix ? Pourquoi aimer le Fatum s'il te tue autant que la Providence?...

Tu es sage. Mais la sagesse suprême, à ce moment là, c'est de savoir que tu l'as su trop tard. On comprend tout quand il n'y a plus rien à comprendre..."

 

Umberto ECCO, "le pendule de Foucault", conclusion, Ed Grasset, 1990

02.07.2009

Robert MALTAIS "le curé du Mile End"

 A dévorer rapidement : Amazon France

20.06.2009

Nietzsche : le chemin du bonheur

nietzsche.jpg"un sage demandait à un fou quel était le chemin du bonheur. Celui-ci répondit sans retard, comme quelqu'un à qui l'on demande le chemin de la ville prochaine :

"admire toi toi-même et vis dans la rue !"

"Halte là, s'écria le sage, tu en demandes trop, il sufit déjà de s'admirer soi-même !"

Le fou répondit "Mais comment peut-on toujours admirer sans toujours mépriser".

F NIETZSCHE, "le Gai Savoir" n°213

01.06.2009

Malheur aux intelligents :) Lettre de Barnabé

"De peur que le [démon] ne se glisse futivement chez nous, fuyons toute vanité, haïssons à fond les oeuvres de la mauvaise voie; ne vivez ermite.jpgpoint isolés, retirés en vous mêmes comme si vous étiez déjà justifiés, mais rassemblez vous pour rechercher ensemble ce qui est de l'intérêt commun.

Car l'Ecriture dit :

"Malheur à ceux qui sont intelligents à leur propre sens. Et sages à leurs propres yeux.""

"Lettre de Barnabé" apocryphe de 125 environ ap JC, in "Naissance des lettres chrétiennes" IXTUS commentés par Adalbert HAMMAN o.f.m., 1957

27.05.2009

Frédéric Lenoir : l'amour prime la loi

 

A propos de l'excommunication de la mère de la fillette brésilienne ayant avorté suite à un viol :

 " ...L’abbé Pierre disait la même chose à propos du sida : mieux vaut lutter contre le risque de transmission de la maladie par la chasteté et la fidélité, mais pour ceux qui n’y arrivent pas, mieux vaut mettre un préservatif que de transmettre la mort. Et il faut d’ailleurs rappeler, comme l’ont fait plusieurs évêques français, que les pasteurs de l’église pratiquent au quotidien cette théologie du « moindre mal », en s’adaptant aux cas particuliers et en accompagnant les personnes en difficulté avec miséricorde, ce qui les conduit à faire souvent des entorses à la règle. Agissant ainsi, ils ne font que mettre en œuvre le message évangélique : Jésus condamne en soi l’adultère, mais pas la femme prise en flagrant délit d’adultère, que les zélateurs de la loi religieuse veulent lapider, et auxquels il lance cette parole sans appel : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » (Jean, 8). Une communauté chrétienne qui entend être fidèle au message de son fondateur, tout comme rester audible dans un monde de plus en plus sensible à la souffrance et à la complexité de chaque individu, peut-elle continuer d’appliquer ainsi des mesures disciplinaires sans discernement ? Ne doit-elle pas rappeler, en même temps que l’idéal et la norme, la nécessité de s’adapter à chaque cas concret ? Et surtout témoigner que l’amour est plus fort que la loi ? "

Edito de Frédéric Lenoir in "le monde des religions" mai-juin 2009

15.05.2009

La découverte du mystère de la flamme

"Un jour, le peuple des papillons décide de tenir une grande assemblée pour tenter de résoudre une énigme qui les tourmente : la nature de la flamme.

papillon1.jpgChaque savant papillon expose sa propre théorie, mais aucune n'est convaincante. Alors, le sage qui préside l'assemblée fait remarquer que la meilleure façon de répondre à la question est d'aller voir une flamme de près.

Un premier papillon se porte volontaire ; il s'envole en direction du château le plus proche, passe devant une fenêtre ouverte et aperçoit de l'autre côté la lueur d'une bougie. Très excité, il revient vers ses camarades et raconte ce qu'il a vu.

Le sage papillon dit : "ton récit ne nous apprend pas grand chose".

Un 2e papillon s'élance vers le château, franchit la fenêtre et frole la flamme. Les ailes roussies, il revient tant bien que mal, et surexcité, raconte son expérience.

papillon2.jpgLe sage papillon dit :"ton récit ne nous apprend rien de plus".

Alors un 3e papillon, ivre de connaissance, s'élance vers le château, franchit la fenêtre, se précipite dans la flamme et disparaît, sans pouvoir relater son expérience.

Le sage papillon qui avait observé la scène de loin, dit alors à ses camarades : "et bien voilà, notre ami connaît désormais la nature de la flamme, mais lui seul la comprend, et il n'y a rien de plus à apprendre.""

Jean Pierre LUMINET, chercheur en astrophysique in "la science, l'homme et le monde" cf colonne de gauche.

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