03.10.2009

Nouvelles photos de l'abbaye cistercienne Munkeby (Norvège)

munk bat2.jpg

Découvrez les nouvelles photos du petit monastère cistercien de Munkeby en Norvège, fondé par Cîteaux (Côte d'Or - France).

Vous pouvez aider ces 4 frère (Joël, Cyril, Bruno et Arnaud) en faisant un don comme prévu ci-dessous sur le site http://www.munkeby.net/francais/how.html  :

"Pour nous aider à fonder une nouvelle communauté Cistercienne-Trappiste en Norvège.
Votre chèque doit être libellé à l'ordre de "Fondation des Monastères" ce qui vous donne droit à un reçu fiscal. Pouvez-vous indiquer au dos de votre chèque Abbaye de Citeaux - Norvège.

Fondation des Monastères
83/85 rue Dutot - 75015 Paris

Merci de votre confiance."

 

28.09.2009

Saint Bernard de Clairvaux : le temple

 

clairvaux2.jpg"...Cherchons maintenant la maison de Dieu, cherchons le temple, cherchons la cité,

cherchons aussi l’Épouse.

Je ne l’ai pas oublié, mais je le dis avec crainte et respect :

c’est nous ! C’est nous, dis-je, mais dans le cœur de Dieu ; c’est nous, parce qu’il nous en rend dignes, et non parce que nous en sommes dignes..."

 

 

Texte  lu à Vigiles pour la fête de la dédicace de l'abbatiale cistercienne trappiste de Cîteaux, choisi par frère Luc

04.09.2009

Fondation de Cîteaux à Munkeby en Norvège (1/2)

thoronet.jpg

Découvrez l'entretien avec le moine, frère Joël, à l'initiative -avec sa communauté - de la 1ère fondation de l'abbaye de Cîteaux depuis le XVe s, à Munkeby en Norvège. Vidéo sur http://ora-et-labora.tv

30.08.2009

Munkeby : Fondation de l'abbaye de Cîteaux en Norvège

L'abbaye de Cîteaux est né en 1098 près de Dijon par des moines bénédictins voulant revenir à plus de simplitié, travail manuel et vie contemplative.

Plus de  900 ans après, Cîteaux fonde un petit monastère à Munkeby (vidéo de frere Joel gratuite sur http://Ora-et-Labora.TV) en pays protestant (Luthérien) : quel défi de vivre avec nos fères chrétiens diffénts de nous, mais au fond disciples d'une même Jésus-Christ. Quelle vitalité de l'Esprit Saint !

Pour découvrir et aider la fondation : http://www.euroamerican.cc/francais/pdf/ac.pdf

 

Manuel

22.08.2009

Habiter avec soi même

prier.jpg"Prier, c'est donc habiter avec soi-même, être familier de soi. Le fruit premier de cet "habiter avec soi-même" est la possibilité "d'habiter avec ensemble" (Psaume 132), de vivre en paix avec d'autres.

J'emprunte ici la formula à un théologien protestant de notre temps, Dietrich BONHOEFFER (mort en 1945) : "Que celui qui ne sait pas être seul se garde de la vie communautaire, / Que celui qui ne sait pas vivre en communauté se garde de la la solitude."

p78 "Traces de contemplation" Frère Christophe, Ed CERF, 1998

20.08.2009

saint Bernard

le 20 août, c"est la Saint Bernard .... bien sûr. Mais qui est St Bernard aujourd'hui pour nous ?

saint bernard2.jpg 

- un malade de sa trop grande ascèse ?... oui, mais aussi un homme à l'image de Jésus qui savait peser les extrêmes pour convertir les coeurs.

- un théologien pointu qui donnait des conseils aux papes ? ... oui, mais aussi un chrétien qui connaissait la visite de l'Esprit venant le ravir.

- un mystique extrème aux frontières de l'humano-divinité ? ... oui, mais aussi un amoureux du Père qui retrouvait en nous la figure cachée du Paradis.

 

Pour tout cela, et le reste, St Bernard - qui connut au XIIe s en Bourgogne l'expansion de plus de 300 monastères cisterciens à travers toute l'Europe naissante - reste une figure dont se nourrissent moines, moniales  cisterciens, et laïcs cisterciens de la Grange de Clairvaux.

Bonne fête 

Manuel

 

Il n'y a rien à voire

"Voir, c'est toujours savoir voire et donc comprendre.

saint bernard.jpgMais justement, il n'y a rien à comprendre derrière la quotidienneté.

Bien au contraire, un secret n'est secret que s'il n'apparaît pas même que, là, il y a un secret.

Il n'est nécessaire que tout semble comme si nulle part il n'y avait de secret.

Pour nous qui sommes compliqués, le simple est le difficile. Le regard simple, qui n'explique pas et ne déduit rien, est la plus haute ascèse."

 

Frère Christophe, ex moine de Cîteaux, "Traces de contemplation", Ed CERF, 1998, p85

18.05.2007

Lectio divina, la saveur des Ecritures

‘’Qui est attentif à la Parole trouve le bonheur
Qui se fie en Dieu est bienheureux ‘’
Proverbes (Ancien Testament) 16,20


medium_chartreux.jpg

‘’ La lecture est l’étude attentive des Ecritures, faite par un esprit appliqué… La lecture apporte une nourriture…

La méditation est une opération de l’intelligence, procédant à l’investigation studieuse d’une vérité cachée, à l’aide de la propre raison… La méditation mâche et triture cette nourriture…

La lecture est dans l’écorce, la méditation dans la moelle…

La prière est une religieuse application du cœur à Dieu pour éloigner des maux et obtenir des biens…

La contemplation est une certaine élévation en Dieu de l’âme attirée au-dessus d’elle-même et savourant les joies de la douceur éternelle… ‘’


medium_guigues.jpg

Guigues II le Chartreux +1188 (moine chartreux : contemplatif semi ermite)

19.04.2007

Nous entraîner dans une ronde

medium_frère_Roger_de_Taizé3.jpg

Prenant tout sur Toi silencieux,
Récapitulant toutes les détresses du monde,
Pour nous entraîner dans une autre ronde ?

Avec nos actes de trahison,
Avec nos peurs et nos abandons,
Avec nos paroles de haine et de condamnation,
Avec nos faux-témoignages et nos vociférations,

Avec la couronne de notre mépris,
Avec nos crachats et nos moqueries,
Avec ton dos flagellé,
Avec nos clous profondément plantés,

Tu ne murmuras pas contre ton Père,
Ni ne nous reprocha notre cœur amer,
Mais Tu en fis ta couronne d’infinie miséricorde,
Nous sauvant à jamais de la haine qui déborde.

Avec notre humanité blessée,
Portant le poids de ses péchés,
Tu assumas notre déréliction,
Pour que ta tendresse brise notre réclusion.

N’étais-Tu pas « l’être-fait-péché »,
Assumant en Toi notre perversité,
Cette puissance de haine et de mépris,
Consumant tout par le feu de l’Esprit ?

Par le jugement de la Croix,
Ta justice et ta miséricorde montraient la voie,
Justice qui révèle, et expie notre péché,
Miséricorde qui pardonne, purifie et récréer.

Avec ton Cœur transpercé,
Avec l’eau et le sang qui en jaillissaient,
Tu en fis la sève de ton Eglise,
Sur qui Satan n’a aucune prise.

Car telle est la victoire de l’Amour
Par ta mort et ta résurrection pour toujours,
Tu fais de nous des créatures nouvelles
Nous délivrant de la blessure originelle.

Notre victoire est en Toi,
Victoire de notre foi,
Et toute la souffrance du péché
Devient en Toi une oblation assumée.

O force infinie de la faiblesse de Dieu,
L’Amour consumait tout en ce lieux;
O toute puissance de ton impuissance
Pardonnant et brisant nos offenses.
medium_orant5.gif
Pouvait-on tuer l’Amour
De Celui qui est de toujours
Celui qui te livra entre nos mains,
Pour être vainqueur du mal par le bien ?

Pouvait-on tuer l’Amour
De Celui qui attendait notre retour,
Notre Père des cieux
Aux yeux de qui nous étions précieux ?



Texte préparé pour le vendredi saint par frère Philippe, moine cistercien trappiste de l'abbaye de Cîteaux (Côte d'or)

08.04.2007

Contemplation pascale

Apprends-nous donc de ton Cœur
Ce chemin vers les profondeurs,
Apprends-nous donc l’intercession,
Où ta miséricorde se fait passion.

C’est par les psaumes ou par le Rosaire,
Que Tu creuses en nous ton sanctuaire,
Nous imprégnant de ce parfum
Qui nous presse d’être importun.

Et c’est bien là ce que Tu veux
Que notre Amour brûle audacieux
Pour tous les hommes dans la peine,
Demandant pour eux qu’on les soutienne.

Apprends-nous donc la Lectio,
Où l’Ecriture devient dépôt,
Si nous venons à Toi en petit enfant
Heureux d’être pour Toi un confident.

Que ton Esprit nous fasse connaître
Les profondeurs qui nous font naîtrent,
C’est par la connaissance de ce que nous sommes
Que ton salut se déploie et se consomme.

Apprends-nous aussi cette méditation
Qui nous enracine dans ta Passion
Et par les fruits de ta résurrection
Nous confond d’Amour pour ton Nom.

Apprends-nous aussi l’Oraison,
Ce temps gratuit et d’abandon,
Où devant le Saint Sacrement,
Les mots sortent tendrement.

C’est par une attention amoureuse,
C’est dans une pudeur précieuse,
Que l’âme pénètre en ton intimité
Se découvrant enfant pardonné.

Murmurant ta Parole
Elle trouve sa joie et s’envole,
Plus elle se fait pauvre et solitaire,
Plus Tu l’embrases et Tu la serres.

Apprends-nous vraiment cette solitude,
Où l’âme se garde de toute servitude,
fuyant les consolations de ce monde
Pour être unie à Toi et devenir féconde.

Apprends-nous ainsi ces moments précieux
Où l’on se retire pour être tout à Dieu,
Ces moments-là sont nécessaires
Pour être partout ton sanctuaire.

Mets en notre cœur ta douceur,
Enivre-nous du brasier de ton Cœur,
Revenant à nous-même nous pourrons témoigner
De l’infinie fécondité de ton Cœur Sacré.

Apprends-nous aussi à nous contenter
De la moindre miette donnée,
Nous profiterons des opportunités
Pour venir auprès de Toi quêter.

Nous nous retirerons dans le secret
Et trouvant notre joie dans cette intimité,
Nous ouvrirons pour Toi ce trésor caché :
Ta Parole de Vie qui vient nous abreuver.

Tu ne repousses pas un cœur embrasé,
C’est ta miséricorde que nous venons quêter,
Mets en notre cœur cette pauvreté
Qui sait auprès de Toi venir frapper.

Ouvre nos yeux sur tes saints,
Sur les préférés d’entre les tiens,
Qui pour Toi ont tout laissé
Afin de te suivre et de tout gagner.

Il y a ceux qui t’ont suivie
Par leur obéissance en cette vie,
Il y a ceux qui ont intercédé
Puisant en Toi la force d’aimer.

Mais quel que soit leur choix sur cette étroite voie,
De ta miséricorde ils ont connu la loi,
De façon telle que maintenant au ciel
Ils sont pour nous un solide archipel.

Et toi Marie servante du Seigneur,
De la miséricorde tu es la demeure,
Ne l’as-tu pas neuf mois durant portée,
N’en as-tu pas été toute imprégnée ?

La miséricorde à épousée ta chair
Et en a fait une demeure exemplaire,
Toute ta vie a été exaltée
Ton ardent désir a été récompensé.

Et maintenant notre âme assoiffée,
Sait vraiment où venir puiser,
Tu ne peux refuser ton aide toute puissante
Aux âmes qui vers toi se tournent suppliantes.

Mais il nous faut venir puiser
A cette source de ton Cœur Sacré,
Pour ne pas être une citerne fêlée,
Une terre qui s’ignore aveugle et desséchée.

Car Tu nous demandes quelque soit le lieu
De venir prier dans la crainte de Dieu,
Par la psalmodie ou par le Rosaire
De venir puiser une eau salutaire.

Apprends-moi donc cette vigilance,
Sobre et éveillée dans l’espérance,
Pour arriver à prier en tout temps
Jusqu’au Jour de l’éternel printemps.


Texte préparé par frère Philippe, moine de l'abbaye de Cîteaux (cistercien trappiste)

Toutes les notes